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| Lecture de poèmes de "Divagations d'un trentenaire célibataire" sur France Inter dans l'émission "Parking de nuit" de Sophie Loubière |
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:: Divagations d'un trentenaire célibataire :: |
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Présentation sur la quatrième de couverture |
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Dans ce recueil, la violence des sentiments antagonistes co-habite avec la puissance du rêve et la douceur de l'amour. |
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| Un voyage unique et à la fois familier au travers d'un langage simple et vrai. | ||
Un monde d'enfant peuplé de héros et de supers pouvoirs. Un monde de bonheur. Les années passent et l'enfant pénètre dans le monde des adultes, protégé dans sa bulle. |
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| Et puis un jour, au contact des aspérités trop fortes du monde réel, sa bulle éclate. | ||
| Avec horreur, l'enfant découvre toute la rudesse du monde qui l'entoure... | ||
Et puis il y a l'inter-espace. Celui de la femme aimée. Tous ses rêves, toute sa foi, il la dépose dans le coeur de cette muse, mélange de vérité révolue et d'imagination. |
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| Elle seule pourra prendre sa main et construire avec lui une nouvelle réalité. | ||
| Mais où est-elle ? | ||
| Térésa TOMAS |
| Extraits : |
Imploration |
Parce qu'il existe en chacun de nous une muse |
Je lui dédie, même si elle s'en amuse |
Ces vers du fond de mon cœur |
Qui si elle les accepte, feront notre bonheur |
Songes décallés |
Un jour sans toi mon amour |
Un jour oublié pour toujours |
Je traîne et je me perds |
Je te cherche et j'erre |
Je t'ai mille fois croisée |
Dans mes songes éveillés |
Ton parfum m'enivre encore |
Et inonde tout mon corps |
Perdre la tête serait plus doux |
Que la quête de toi partout. |
| Les larmes de la guerre |
Mes yeux saignent |
Et mon coeur pleure |
Chaque seconde dure des heures |
C'est la guerre qui étend son règne |
Les hommes sont les munitions |
Leurs corps remplacent les canons |
Mon sang accélère |
Mes larmes de la guerre |
Je voudrais crier pour les arrêter |
Je voudrais prier pour tout recommencer |
Redonner à la nature humaine sa splendeur |
Envoyer par delà les frontières le bonheur |
Hurler que l'on peut encore tout arrêter |
Que sur les cendres l'herbe peut repousser |
Mais de ma bouche aucun son ne sort |
Ma salive a déjà le goût de la mort |
Love |
Le silence et moi on discute beaucoup |
On parle de toi et il sait tout |
Il me fait rire parfois |
Et il se demande pourquoi |
Il n'est pourtant jamais drôle |
C'est juste qu'il joue bien son rôle |
Ensemble on refait le monde |
Et tu en es la source profonde |
Alors je trouve ça marrant |
Car jamais il ne me reprend |
Et si un jour je ne l'entends plus |
Je saurai que tu es revenue |
Les temps changent |
Les yeux fermés je t'attends |
Mon cœur seul me comprend |
Du passé rien ne peu changer |
Aujourd'hui, je saurai t'aimer |
Ta présence m'illumine |
Ton absence m'extermine |
Avec toi je veux tout partager |
Sans toi tout peine à exister |
Ton regard m'illumine |
Son absence m'extermine |
De la vie je ne veux garder |
Que mes yeux grands ouverts |
Mes yeux pour admirer |
Ta beauté tout entière |
That's all folks |
Goldorak contre le grand stratéguerre |
Heidi et son grand-père |
Candy aime Anthony |
Tom Sawyer et ses amis |
Ulysse et Thélémac son fils |
Aglaé et Sidonie |
La vie était chouette |
Je ne sais quel jour c'est arrivé |
Je n'ai plus regardé de dessins animés |
:: Le pèlerin de la vie :: |
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Le Pèlerin de la vie (extrait) « Je voudrai vivre comme j'aurais aimé avoir vécu au moment de ma mort ». Cette phrase du célèbre philosophe chinois Confucius semble à priori pleine de sens. Pourtant lorsque l'on la ramène à soi, elle peut au premier abord être des plus déconcertante. Est-ce que je sais réellement de quelle façon j'aimerai vivre ? Vivre s'entend dans la continuité et cette continuité est jalonnée de bons moments mais aussi de péripéties, de difficultés. Comment alors dire à chaque moment de sa vie, si elle devait s'arrêter à l'instant, que j'ai vécu comme je l'aurais aimé ? Peut-être en partant dès aujourd'hui en quête de cette façon de vivre. En quête de soi, des autres, du monde visible et invisible. A l'image du pèlerin qui marche pour parvenir à son but, ainsi pouvons-nous avancer quotidiennement pour vivre comme nous aurions voulu l'avoir fait lorsque notre heure viendra et essayer chaque jour de trouver le bonheur pour nous-même, pour les autres et pour le monde. 15 Septembre 1972, il fait encore nuit et le jour ne va plus tarder à se lever. Cette nuit a été mouvementée et mon corps tout entier en ressent encore les crispations. Mon coeur bas à toute vitesse et je me sent humide et chaud. Dehors, les gens s'agitent déjà. Certains partent au boulot d'autres rentrent se coucher. Cette nuit, certains ont souffert d'insomnies, d'autres ont fait l'amour, certains ont encore eu faim, d'autres sont morts. Moi je ne me souviens de rien. Je sens juste son corps chaud m'envelopper et j'entends le battement familier de son coeur qui m'apaise et me rassure. Elle est heureuse, exténuée mais emplie d'une joie immense et indescriptible. Elle voudrait que cet instant dure des heures, que la vie entière ressemble à ce moment, qu'il survive à toutes les peines et à tous les drames à venir. Cependant, elle sait déjà que ce ne sera pas possible, que dans quelques secondes le jour va se lever et que la vie va continuer. Pourtant quelque chose a changé. Elle se sent maintenant investie d'une mission. Une responsabilité qui surclasse toutes les autres. En me mettant au jour, elle m'envoie inévitablement en même temps sur les chemins de la vie. Elle sait qu'elle pourra m'accompagner une partie du chemin, mais que le reste je devrai le faire sans elle. Elle sait déjà que ce chemin sera fait de bonnes choses, mais qu'il sera aussi semé d'embûches. Alors jour après jour, année après année, elle va patiemment me guider dans le monde, me transmettre son amour pour la vie, pour les autres, pour moi. Ainsi équipé, je pourrai continuer le chemin qu'elle m'a montré et comme d'autres avant elle, devenir Pèlerin de la vie. Le pèlerin à ceci de particulier qu'il avance sans savoir où il va faire une halte, ce qu'il va manger, où il va dormir. Il sait qu'il a un but, il le connaît ou le cherche mais le désire intensément. Son but est son objectif principal et il concentre toutes ses forces physiques et mentales pour y parvenir. Il s'agit d'un engagement personnel total. Devenir pèlerin suppose de se déterminer des objectifs et un but. Mais devenir pèlerin suppose aussi de renoncer à tout ce que le monde compte de certitudes et d'évidences. Seules comptent les expériences, les richesses humaines et spirituelles qui permettent de se trouver soi pour savoir ensuite découvrir les autres et ensemble se relier au monde. Le Pèlerin de la vie sait que le monde n'existe qu'à travers lui. Il est conscient qu'après ça mort, le monde continuera à tourner et les jours à se lever comme si de rien n'était. Alors chaque jour, le Pèlerin de la vie va le vivre comme s'il était unique. Sa quête sera sa raison de vivre et donnera un sens à sa vie. Mais il va d'abord devoir l'identifier et se l'approprier. A ce moment là, le pèlerin se met en quête et devient naturellement Pèlerin de la vie. Il ne fera en sorte d'emporte avec lui que le strict essentiel à sa survie et à la réalisation de son but. Pour le reste, le Pèlerin de la vie se nourrira de rencontres et d'échanges avec les humains qui jalonnent son parcours et de l'esprit qui le guide. Le Pèlerin de la vie sait qu'il doit d'abord apprendre à s'aimer pour pouvoir ensuite aimer les autres et aimer aussi la vie. Alors tout au long de son périple, il aura en permanence à l'esprit cette nécessité et cherchera sans cesse à se découvrir. Il sait déjà que cette tâche sera difficile car il devra identifier et se confronter à des aspects de lui-même qui pourront lui déplaire. Mais il sait que ce travail est primordial et que sans lui il ne parviendra jamais à sa quête. Au moment de se décider à se mettre en marche, le Pèlerin de la vie se souvient qu'un jour il a été enfant. Il se souvient combien à cette époque il avait besoin d'amour et comme il le cherchait partout. Il sait que cet amour, il va devoir le trouver ailleurs car s'il en a toujours autant besoin pour avancer, ceux qui pouvaient lui donner à l'époque, ne sont plus tous là. Le Pèlerin de la vie sait aussi que seul il ne parviendra jamais au bout de sa quête. Il sait qu'au court de son chemin il s'éloignera de certaines rencontres et en fera d'autres. Il espère aussi que certaines l'accompagneront tout au long de son périple. Le Pèlerin de la vie va trouver dans ces rencontres la force pour continuer dans les moments de doutes, la récompense de ses efforts dans des moments de joie et son énergie quotidienne dans des moments de rencontre, de partage et de plaisir. Avant même de partir dans sa quête, le Pèlerin de la vie est convaincu que tôt au tard il aura envie de la partager avec une autre personne. Il pense que cette personne décuplera l'intensité de sa démarche et qu'à deux ils chemineront pour un objectif commun. Mais il sait aussi que ce parcours partagé ne pourra se réaliser et trouver sa finalité qu'avec une personne qui aura décidé de se mettre aussi sur le chemin de la vie. A certaines étapes de son parcours, le Pèlerin de la vie aura envie de s'oublier un peu pour se concentrer sur quelqu'un d'autre. Un être dont il aura la responsabilité et pour qui il pourra passer au second degré. Il sait que cette étape de son parcours sera importante pour l'aider à parvenir à son but. Le Pèlerin de la vie sait que le temps est compté et qu'il faudra l'utiliser efficacement. Il sait que seul compte l'expérience humaine et qu'elle seule le mènera au bout de sa quête. Il sait aussi qu'il n'est pas seul et que des personnes qui l'aime pensent à lui. Lorsqu'il se met à réfléchir au sens de son périple, le Pèlerin de la vie se dit que sa démarche ne doit pas lui servir à lui seul. Il est conscient qu'une fois sont passage sur terre terminé, il ne restera de lui que ce qu'il aura semé. Il se dit aussi que son passage ne sera justifié que si cette semence sert à d'autres. Alors le Pèlerin de la vie cherchera tout au long de son parcours quoi semer et où le semer. Le Pèlerin de la vie sait que le simple fait d'exister et de vivre parmi les autres suppose des obligations par rapport à la terre qui l'accueille et le nourrit. Tout au long de son périple il s'efforcera de préserver la terre en ne prélevant que ce dont il a besoin pour continuer. Lorsque l'eau qui lui sert à se désaltérer risquera de manquer aux autres il en boira quelques gorgées de moins. Il fera de même avec les autres dons de la nature pour que ceux qui viendront après lui puissent aussi continuer leur périple. Malgré sa farouche envie d'atteindre son but, le Pèlerin de la vie sait qu'il n'évitera pas les chutes tout au long de son chemin. Bien qu'elles risquent de le ralentir et de le blesser, le Pèlerin de la vie sait qu'il devra à chaque fois se relever et se remettre en marche. Parce qu'une des plus grandes fiertés qu'il pourra tirer de son périple sera de s'être relevé après chaque chute pour continuer son périple. Le Pèlerin de la vie connaît l'importance de chacune de ses actions et de ses mots et ne fait rien qui porterait préjudice aux autres sans avoir réfléchi aux conséquences. Il connaît le pouvoir de l'émotion et sait qu'il doit la maîtriser pour fournir une réponse respectueuse de l'autre, à chaque situation. Par dessus tout, il connaît la valeur de la vie et le respect qu'on doit lui accorder. Parfois, face aux injustices ou à l'ampleur des situations qu'il va rencontrer, le Pèlerin de la vie aura l'impression qu'il est inutile d'intervenir car à lui tout seul, il ne parviendra pas à résoudre la situation. Mais il se dit aussi qu'il ferait une erreur en pensant qu'il ne peut rien changer. Alors, rassuré sur l'importance de son action il agit suivant ses convictions. Le Pèlerin de la vie se souvient qu'il s'est souvent senti exister à travers le regard qu'un autre à porté sur lui. Ce sentiment vital qui lui a donné l'impression d'être un être humain et qu'il emporte avec lui, il le partagera avec ceux qu'il croisera sur sa route. Il prendra ainsi l'initiative d'un regard, d'un bonjour ou d'un sourire. Même s'il est capable de marcher seul, le Pèlerin de la vie sait que sur son parcours il devra découvrir dans chaque personne qu'il va croiser la qualité qu'il ne possède lui-même. Ainsi, il sera à même de passer ses propres obstacles et de part les qualités qu'il possède, il aidera l'autre à passer les siens. Face aux difficultés, le Pèlerin de la vie ne cherchera pas systématiquement le chemin que d'autres auront déjà tracé, pour les contourner. Il aura su estimer les conséquences des choix qui ont été fait. Alors, pour trouver une solution plus juste, le Pèlerin de la vie s'efforcera de tracer de nouveaux sentiers que d'autres pourront suivre. Le Pèlerin de la vie croit en la nature humaine. Il sait que, tout comme pour lui, derrière chacune de ses rencontres se cache une histoire qui aura forgé l'individu qui se trouve devant lui. Il sait que cet individu aura peut-être des réactions hostiles ou agressives et que ses réactions sont les conséquences de cette histoire. Alors le Pèlerin de la vie fera en sorte de prendre en compte ce passé pour ne pas agir que par impulsion. Le Pèlerin de la vie ne jugera pas sur une seule impression ses rencontres. Sa première impression lui servira à deviner l'histoire de l'individu et à aborder cette relation avec l'humilité nécessaire pour découvrir la véritable richesse de la personne. Il mettra de côté ses préjugés et ses propres valeurs pour découvrir avec des yeux purs et vides de tout jugement la personne qu'il a en face de lui. Le Pèlerin de la vie découvre au fur et à mesure de son parcours et de ses rencontres sa propre nature, ses faiblesses et ses craintes. Il apprend à les apprivoiser et à les transformer pour en faire des forces et des atouts, plutôt que de les subir et de s'apitoyer. Il sait que dans chaque individu résident des forces négatives nées des expériences de la vie. Il sait aussi que de la même façon qu'elles ont été créées et ont pris forme, elles peuvent être transformées et utilisées pour se renforcer, pour peu qu'on accepte de les affronter. Le Pèlerin de la vie se questionne sur le sens de son parcours. Parfois celui-ci lui semble absurde et inutile. Parfois, le découragement l'envahi et il a envie de rebrousser chemin. Il perd le contact avec ses objectifs et sa motivation profonde. A ce moment là, sa mission lui semble futile et inutile. Il se dit que toute cette force, cette détermination ne riment à rien et que sa vie serait plus simple s'il renonçait à ses idéaux. Mais il sait aussi que ces moments de découragement sont normaux et qu'ils font parti de son périple. Il ne sait pas pourquoi, mais il le sait. C'est au fond de lui et il doit souvent se forcer pour aller le chercher. Et à chaque fois, il retrouve ses objectifs et son but et repart encore plus déterminé. Le Pèlerin de la vie sait avant de commencer son périple qu'il n'a pas encore tout ce qu'il faudrait pour être sûr d'atteindre son but. Il sait aussi que s'il attend de tout réunir, il ne partira jamais. Il sait pourtant au fond de lui qu'il peut avoir confiance en lui et qu'il est capable de s'adapter et de trouver au fur et à mesure, ce dont il a besoin pour avancer. Il sait aussi que cette quête le renforcera et sera bénéfique. Il sait que cela fait partie intégrante de son pèlerinage. Que sans cela, son périple n'aurait pas d'intérêt. Le Pèlerin de la vie croit en l'amour. Il sait aussi que l'amour peut prendre plusieurs formes et que chacune est nécessaire à sa quête. Il sait qu'il doit s'en nourrir pour aboutir. Il va trouver de l'amour dans les rayons de soleil qui le réchauffe, dans l'air qu'il respire et qui rempli ses poumons, dans la personne qui le renseigne sur son chemin, dans le pèlerin qu'il croise sur sa route, dans la rencontre qui partage ses doutes. A chaque moment de son périple, le Pèlerin de la vie découvre la forme d'amour qui se présente à lui et l'utilise pour se renforcer et poursuivre sa quête. Le Pèlerin de la vie sait aussi qu'il est égoïste et que le bien qu'il fait au fur et à mesure de ses rencontres lui fait du bien et lui apporte du plaisir. Alors il l'accepte et se dit que si pour recevoir il doit donner, il le fait sans compter. Il accepte les travers de la nature humaine pour peu qu'ils servent à faire le bien autour de soi. Le Pèlerin de la vie sait qu'il n'est pas seul et que quelqu'un suit ses traces et pose ses pas sur ses empruntes. Il n'est pas toujours sûr de cette présence et doute souvent de son identité. Pourtant, cette présence le rasure aussi et il aime savoir qu'elle est avec lui. Malgré ses rencontres, le Pèlerin de la vie se sent souvent seul et en cas de besoin, l'évocation de cette présence le rassure et le conforte dans sa démarche. Alors il l'accepte et se dit qu'un jour il découvrira sûrement de qui il s'agit. Le Pèlerin de la vie se demande souvent pourquoi il avance. Il se dit que rester immobile et attendre que les choses arrivent serait plus simple que d'aller les chercher. Mais il sait aussi que rester immobile revient à subir. Alors il se ressaisit et reprend son chemin, décidé à affronter ce qu'il aura provoqué. Parfois le Pèlerin de la vie se sent vulnérable face aux évènements et pense qu'il ne pourra pas les surmonter. Alors il se dit qu'il serait plus simple de les éviter. Pendant un temps il va chercher des artifices pour les oublier et se protéger. Mais il se rend compte que s'il à réussi à les éloigner de son esprit, ils existent toujours dans la réalité. Alors résigné à l'idée qu'il faut prendre la vie en face, il va accepter de souffrir, de les affronter et de les maîtriser. Le plaisir et la satisfaction qu'il en aura retiré le renforceront pour le prochain affrontement. Parfois aussi, sur son périple, le Pèlerin de la vie se prend à aimer. Mais aimer comme on aime vraiment. Comme quand ce qu'on l'on aime devient sa raison de vivre. Alors il se donne à cet amour sans aucune limite. Souvent le Pèlerin de la vie en oublie le reste. Seuls comptent cet amour et le bien être qu'il procure. Mais il fini aussi par se rendre compte qu'il s'agit d'un amour qui lui fait d'abord du bien, un amour égoïste. Il aura pris dans cet amour ce dont il a besoin sans se soucier de donner en retour. Alors le Pèlerin de la vie comprend qu'aimer c'est d'abord donner et non pas recevoir. Parfois aussi, le Pèlerin de la vie, dans sa quête, oublie celle des autres. A ce moment là, il ne comprend pas les différences qui le rapprocheraient pourtant des autres. Il pense que se sont les autres qui font fausse route. Alors voyant qu'il n'est pas compris, il s'en va. Mais voyant aussi que la situation se reproduit, il se questionne sur lui-même et se dit qu'il doit accepter les différences, pour peu qu'elles ne remettent pas en cause ses valeurs. Il se dit aussi qu'il doit se demander si les concessions consenties valent la peine d'abandonner une partie de ses convictions et décide en toute sérénité. Le Pèlerin de la vie n'a pas de certitudes. Il n'a que des questions pour lesquelles il cherche une réponse. Il sait que les réponses ne sont pas toutes faites et qu'il doit les trouver au fur et à mesure de ses expériences. Il sait aussi que ces questions sont le moteur de sa quête éternelle. Il sait qu'elles font partie de sa vie et qu'elles l'alimentent. Il sait déjà qu'il ne trouvera pas une réponse à tout et que parfois il faudra s'abandonner à ce qu'il ressent au plus profond de lui et l'accepter comme une vérité absolue. Le Pèlerin de la vie apprend aussi à aimer sans raison. A aimer d'un amour inconditionnel qui n'a pas besoin de justification ou d'explications. Un amour qu'il va donner sans attendre aucun retour. Il va découvrir l'amour gratuit pour ce que les autres sont en dehors de leur histoire ou de leurs actions. Il va mettre de côté les préjugés et ses valeurs pour donner et recevoir un amour dénué de sous entendus. Il va prendre les autres tels qu'ils se présentent à lui, sans artifice ni paillettes et en percevoir l'essentiel. D'autres fois, le Pèlerin de la vie va laisser ressortir sa colère ou sa révolte. Il sait que ce genre de réaction est portée par les sentiments, mais il sait aussi que parfois, certaines situations doivent être traitées avec ses tripes. Alors il mobilise toutes ses forces pour s'opposer à ce qui lui semble être injuste. Son périple lui a appris qu'il faut affronter les injustices et affirmer ce qu'il croit être juste sur le moment. Le Pèlerin de la vie se met en parfaite adéquation avec les convictions qu'il s'est forgé. Il sait qu'il ne détient pas la vérité, mais il croit fermement en ce qu'il a vécu et en l'expérience qu'il en a retiré pour peu que le résultat n'ai pas nuit à d'autres. Pour se bâtir ses convictions, le Pèlerin de la vie aura appris à découvrir la nature humaine et aura réfléchi sur la valeur de la vie. Il se sera souvent éloigné de sa propre personnalité pour explorer de nouvelles expériences. A chaque fois il sera aussi revenu au plus près de ses sentiments pour les mettre en adéquation avec ses expériences. ...Quand il doit faire un choix, le Pèlerin de la vie peu hésiter longtemps avant de se décider. Alors il se résigne et part dans une direction tout en se demandant s'il s'agit de la bonne. Voyant qu'il lui sera impossible d'avoir des certitudes, il se dit alors que finalement, il n'existe pas de bon ou mauvais choix, mais un chemin à prendre et à assumer. Il avance alors serein sachant que sont périple ne se construit que petit à petit. A certaines périodes de son périple le Pèlerin de la vie va se sentir las et triste. Il aura l'impression que son corps souffre et que son esprit est lourd de soucis et de tracas. Il se dit qu'avancer dans ses conditions devient de plus en plus difficile et petit à petit la démotivation le gagne. Alors le Pèlerin de la vie s'arrête un moment pour chercher la source de ses peines. Il se rend compte que se qui le ralenti est le poids de tout ce qu'il a accumulé au long de son parcours et dont il n'a pas su se libérer. Fort de ce constat, il va s'efforcer de surmonter ses doutes, ses rancoeurs, ses frustrations et ses remords pour continuer son périple plus léger. Au fur et mesure de son périple, le Pèlerin de la vie se sent aussi de plus en plus libre. Les contraintes du quotidien existent toujours et comme chaque matin, il doit construire sa journée tout comme il a construit celle de hier. A un certain moment, le Pèlerin de la vie aura même l'impression que s'il vivait au fond d'une geôle, il aurait ce sentiment de liberté. Alors, il se rend compte qu'en se détachant du besoin de posséder, de paraître et qu'en se consacrant tout entier à l'essentiel, il vit pleinement son sentiment de liberté. Plus le Pèlerin de la vie avance, plus il se rend compte que le temps passe et modifie son apparence. Il se rend compte qu'il ne ressemblera plus à ce qu'il a été et que le processus inéluctable du temps ne pourra pas s'inverser. Alors le Pèlerin de la vie apprend à s'accepter tel qu'il est et se dit aussi que grâce à son périple, la beauté de son être s'est affirmé et rayonne maintenant plus que sa beauté physique. Parfois le Pèlerin de la vie croit que pour vivre il doit en permanence être occupé à quelque chose. Il s'efforce à être en permanence dans l'action. Cela le rassure et lui donne le sentiment d'exister. Mais au bout d'un certain temps, il perd le fil de son but. Il ne trouve plus son chemin et n'est plus capable de choisir entre deux directions. A ce moment là, le Pèlerin de la vie se rend compte qu'il doit s'arrêter et prendre le temps. Le temps de se retrouver, de retrouver les autres et d'avancer en décidant consciemment de son itinéraire. Lorsqu'il décide de s'arrêter un moment, le Pèlerin de la vie ne fait pas que se retrouver. Il en profite également pour prendre conscience de son existence et de sa responsabilité d'être humain parmi les autres. C'est dans ces moments qu'il devient citoyen du monde et peu se sentir exister même en étant seul. Il se connecte ainsi directement au monde et donne une dimension supérieure à son existence. Le pèlerin de vie se décourage parfois en se disant qu'il a acquis et compris nombre de choses importantes au fil de son périple mais qu'il n'arrive pas forcément à les mettre en application. Au lieu de se décourager, le Pèlerin de la vie fait preuve d'humilité et accepte de ne pas être capable de les appliquer tout de suite. Il sait qu'avec le temps et à force d'efforts, il y finira par y arriver. Même si le Pèlerin de la vie avance constamment en direction de son but, il n'oublie pas pour autant de vivre le moment présent. Il sait que revenir régulièrement sur le passé ou se projeter en permanence dans le futur le coupe de sa vie et de son être. C'est seulement en vivant complètement le moment présent que le Pèlerin de la vie se sent vivre. Ce moment sera un instant de joie ou de douleur, mais il représente la réalité et il mérité d'être vécu entièrement pour parvenir à son but. Au fur et à mesure de ses rencontres, le Pèlerin de la vie s'est rendu que s'il croisait beaucoup de monde, il n'en rencontrait réellement que très peu. Que connaître quelqu'un ce n'est pas simplement saluer une personne que l'on a déjà côtoyé. Rencontrer c'est donner une place en soi et du temps pour aller vraiment découvrir ce qu'est l'autre. Chaque rencontre devient ainsi une véritable expérience humaine qui le relie au monde. Dans ses relations, le Pèlerin de la vie s'efforcera de toujours valoriser l'autre. Il ne le fera pas par hypocrisie mais parce qu'il sait que seule une attitude positive est constructive. Il a découvert qu'en chacun réside une part de bonté et de bonne volonté et que c'est la seule attitude à tenir pour créer une relation valorisante pour les deux. Bien souvent le Pèlerin de la vie aura été déçu parce que l'attitude de l'autre ne correspond pas à celle qu'il attendait. Alors il se dit qu'il que chacun agit en fonction de son histoire et de sa propre expérience. Que toutes ces actions n'étaient pas forcément faites pour lui faire du mal, mais qu'elles sont le résultat d'une personnalité. Alors le Pèlerin de la vie apprend à accepter que chacun agisse en fonction de la façon dont il s'est construit. Tout au long de son périple, le Pèlerin de la vie s'est rendu compte des injustices qui peuplent le monde. Certains n'ont pas de travail, d'autres n'ont pas de logement, des pans entiers de l'humanité qui meurent de faim ou de maladies, pendant que leurs dirigeant vivent repus et à l'abri du besoin. Le Pèlerin de la vie se dit que s'il ne porte pas secours à un blessé ne serait-ce que pour prévenir les secours, il sera condamné pour non assistance à personne en danger. Alors il se dit qu'il devrait y avoir une loi pour condamner à la non assistance à l'humanité en danger. Le Pèlerin de la vie se dit aussi que s'il est témoin d'une agression et qu'il ne témoigne pas, il sera condamné, alors que tout le monde est impunément témoin des injustices qui se produisent contre des populations entières. Mais le pèlerin se demande aussi ce qu'il peu faire à son niveau d'homme anonyme. S'il peut agir dans son quotidien et dans son parcours, comment peut-il changer ce qui se passe dans le monde ? Alors le Pèlerin de la vie se dit que se sont peut-être les principes qu'il aura découvert tout au long de son périple et qu'il aura fait siens qui pourront changer les choses. Peut-être que l'amour qu'il portera à l'autre et la façon dont il agira avec lui, incitera l'autre à agir de la même façon avec une autre personne, qui agira à son tour avec quelqu'un d'autre et ainsi de suite. Peut-être qu'il n'existe pas d'action unique et salvatrice, mais une multitude de petites actions individuelles et insignifiantes en apparence qui tôt ou tard seront reproduites jusqu'à ce qu ‘elles touchent suffisamment de monde pour donner une nouvelle orientation au monde. Le Pèlerin de la vie se dit aussi que si chacun comprenait qu'en voulant le bonheur des autres il construisait son propre bonheur, celui-ci pourrait se répandre comme une traînée de poudre sur la terre. Si chacun voyait l'autre comme son égal, digne d'intérêt, d'attention et d'amour, les choses se dérouleraient différemment. La théorie des besoins :
Fondamentalement, tout homme a besoin d'assouvir ses besoins primaires pour se consacrer à des besoins secondaires. Les besoins primaires sont le besoin de se sentir en sécurité en possédant un toit et de se nourrir au quotidien pour ne pas mourir de faim. Ceux-là sont indispensables et incontournables pour tout un chacun. Sans eux rien n'est possible car il en va de sa survie. Ensuite seulement viennent comme leur nom l'indique, les besoins secondaires. Ceux-là relèvent du confort et de la réalisation de soi dans son entourage et en société. Maslow qui a défini cette échelle des besoins a également défini que l'on ne peut pas accéder à un besoin supérieur sans avoir réalisé celui qui le précède. Si la majeur partie de l'humanité ne peut pas encore se nourrir convenablement ou se protéger à l'abri d'un toit, n'attendons pas d'elle qu'elle change le monde. Si cette population vit dans des pays dont les dirigeants ne respectent pas l'être humain en tant que tel, n'attendons pas non plus qu'ils changent le monde. Nous qui avons à manger tous les jours et une maison, nous en sommes à nous consacrer aux besoins secondaires chaque jour de notre vie. Bien sur, rien n'est jamais acquis et tout peu se renverser d'un jour à l'autre. Alors nous devons lutter quotidiennement pour préserver ce que nous avons déjà et aller chercher toujours plus. Cette démarche est naturelle et louable. Mais elle possède ses revers. Notamment celui de générer de nouveaux obstacles. De nouveaux problèmes se créent, des problèmes que ne connaissent pas ceux qui en sont encore à assouvir leur besoins primaires. La solitude, des névroses, des dépressions, des comportements individualistes, des maladies psychosomatiques, des suicides dus au mal être illustrent le chemin erroné que nous prenons. La théorie des besoins de Maslow défini que les besoins secondaires commencent par la réalisation de soi jusqu'à la contribution personnelle que chacun peut apporter au monde pour s'épanouir pleinement et se réaliser. Seulement force est de constater que nous buttons obstinément sur les premier niveaux des besoins secondaire sans avoir en ligne de mire notre contribution au monde. Certainement parce que nous avons construit une société qui place en premier plan la réussite matérielle au dépend de la réussite humaine. Peut-être parce qu'aujourd'hui il est plus valorisant de prendre de l'argent à l'autre que de lui en donner. Parce que les trompettes de la gloire sonnent pour celui qui a tellement accumulé de richesses matérielles que les médias s'emparent de lui, alors qu'elles restent muettes pour celui qui rentre chez lui après avoir fait sa journée de travail. Il devient ainsi légitime de vouloir accéder à une réalisation de soi dictée par une société qui a pourtant laissé de côté la valeur de la nature humaine au profit de la réussite matérielle. Sauf que nombre d'entre nous n'y trouvent pas leur place. Soit parce qu'ils sont trop pauvres pour le niveau de réalisation actuel, soit parce qu'ils finissent par se trouver trop laid ou insignifiants au regard des canons de beauté et de réussite qui sont nous sont présentés. L'autre devient ainsi naturellement différent de nous et automatiquement la notion de comparaison prend le dessus au dépend de ce que nous sommes réellement. Sauf que cette course éfreinée nous éloigne insidieusement de notre être profond, des autres et du monde. La démocratie même devient un leur et un prétexte pour se donner bonne conscience. Comment pouvons nous accepter que des gouvernements élus démocratiquement puisse faire l'impasse sur la situation de millions d'individus maintenus dans la famine ou l'insécurité. Peut-être parce que la société que nous avons construit avec les valeurs actuelles nous porte à accepter qu'au pied de notre immeuble certaines personnes meurent de froid en hiver ou passe noël seules. Il existe une loi implacable dans la nature. Celle de la sélection naturelle qui permet aux espèces animales de se perpétuer et de continuer à exister. La loi du plus fort. Un animal qui naît difforme ou qui devient malade n'a que peu de chance de devenir adulte et de se reproduire. Plus faible que les autres, il sera immanquablement mangé en premier par un prédateur car tôt ou tard, le groupe l'aura lâché. Si cette règle impitoyable est vitale pour le développement des espèces animales car elle permet aux spécimens les forts de se reproduire, elle devient absurde pour l'homme. Hitler aura tenté de l'instaurer et on en mesure toute l'hérésie. L'homme se distingue des animaux par biens des points. Celui de l'amour de l'autre pour ce qu'il est en est un. Mais il est aussi le moins facile à appliquer. Respecter l'autre en tant qu'être humain au même titre que nous le revendiquons, au lieu de s'en méfier, n'est pas un instinct naturel. Il faut pour cela faire un effort et en faire un choix. Par contre, c'est la seule alternative pour changer le monde. Bien sûr, décider de s'engager sur ce chemin demandera de laisser de côté ses à priori, beaucoup d'amour et d'abnégation. S'attendre à ce que les autres reconnaissent notre démarche et agissent de la même façon immédiatement est utopique et sera décourageant. Mais tout comme le Pèlerin de la vie, c'est en semant et en étant fidèle à ses convictions que nous parviendrons à atteindre notre but. Tous les prétextes seront bons pour nous décourager et serviront aux autres pour ne pas aller dans ce sens. Mais seul compte l'action et le résultat qu ‘elle produit. Si nous avons réussi à nous découvrir et à nous accepter tels que nous sommes en dépit des standards de la société, nous serons alors en mesure de découvrir l'autre et de l'accepter pour ce qu'il est et pas pour ce qu'il paraît. Cette démarche nous permettra de franchir les étapes une à une et de nous réaliser individuellement, en couple, en société et dans le monde. L'homme n'est pas fait pour vivre seul enfermé dans une tour d'ivoire, mais pour vivre au milieu des autres. Cette vie en communauté suppose de s'accepter et d‘accepter l'autre dans un respect mutuel. Conclusion :
33 ans après j'ai presque parcouru la moitié de mon propre chemin. Plus je marche et plus les préceptes du pèlerin me semblent importants à suivre. Alors je les relis de temps à autre pour me le remémorer et pouvoir en découvrir d'autres. Sans eux, j'aurai sombré dans un pessimisme et un découragement destructeurs. La valeur de la nature humaine qui est la source première de ces préceptes est bien souvent mise à mal et offre plus d'une bonne raison de renoncer à croire en elle. Au long de ces quelques années j'ai vu et j'ai compris bien des événements ou des attitudes qui auraient pu de me décourager et me faire perdre mon propre objectif. Mais j'ai aussi vu ou vécu des choses magnifiques qui nourrissent encore mon périple. J'ai choisi de croire que le bien fini par triompher du mal pour peut qu'on décide de lui accorder toute l'importance qu'il peut avoir.
Peut-être parce qu'il faut d'abord aller chercher au fond de chacun de nous la part d'amour de soi-même. Cet amour qui nous dira que nous sommes exceptionnels et magnifiques non pas uniquement parce que nous sommes mais par ce que nous faisons. En prenant d'abord conscience du privilège d'être humain nous pouvons ensuite créer les attitudes respectueuses de notre existence et de celle des autres. Prendre conscience de la valeur de la vie humaine permet de distinguer les actions qui la respecte de celles qui la nie. S 'aimer en tant qu'être humain précède et propose l'amour de soi en tant qu'individu. Cette seconde étape est tout aussi vitale, mais encore plus cruciale car elle nous relie directement aux autres humains. Nous existons à travers les autres et en partie par l'image qu'ils nous renvoient de nous même. Hors l'image de la société actuelle n'est pas faite pour valoriser la notre. Il devient ainsi facile de se tromper et de ne nous évaluer que par rapport à elle, sans jamais avoir cherché à la trouver par nous-mêmes. Naturellement alors, nous forgeons nos repères sur ceux proposés par la masse. Sauf qu'à partir du moment où cette masse se construit à travers des images et des valeurs induites notamment par la publicité, les informations et les programmes diffusés sur les chaînes de télévision, nous nous approprions inconsciemment ces comportements. Au point où nous en sommes, la solution ne se trouve plus entre les mains des politiciens ou des dirigeants. Compter sur eux pour changer les choses est illusoire. Le salut ne peut plus venir que de chacun d'entre nous individuellement. Chaque grain de sable pris individuellement est insignifiant. Mais ensemble, ne constituent-ils pas une plage magnifique ? De la même façon, chacun de nous pris individuellement semble incapable de changer quoi que ce soit. Mais ensemble ne pourrions nous pas créer cette plage magnifique ? Si la tâche peut paraître utopique, sa réalisation est au final beaucoup plus simple. Simple, car comme elle dépend de chacun d'entre nous, elle peut se concrétiser naturellement de par l'attitude de chacun dans son quotidien et dès aujourd'hui. Les préceptes du Pèlerin de la vie n'inventent rien. Ils formalisent simplement ce qui peut vivre au plus profond de nous. Naturellement, nous éprouverons plus de plaisir et de gratitude en faisant du bien aux autres. Pourtant, nous faisons plus spontanément du mal. Mais pourquoi alors ? Prenons l'exemple de la cigarette. Ceux qui ont fumé pour la première fois, ont pour la plupart, détesté cette expérience. Elle les aura étourdis ou provoqué des vomissements. Pourtant, tous les fumeurs auront dépassé ce stade et se seront forcés à continuer. Pourquoi ? Pourquoi l'être humain a-t-il cette propension à s'orienter vers le mal ? C'est tout aussi incompréhensible. N'attendons pas des autres qu'ils fassent changer les choses à notre place. Prenons nous en main et décidons maintenant de devenir des acteurs responsables de l'avenir. Imaginons nous dans quelques années en train d'expliquer à nos enfants que fut un temps, il n'y avait pas de restrictions d'eau et que tout le monde arrosait sa pelouse ou lavait sa voiture quand il en avait envie. Imaginons nous en train d'expliquer à nos enfants qu'avant nous n'étions pas obligés de vivre barricadés derrière des murs. Imaginons nous en train de leur dire qu'avant nous n'étions pas obligés de nous déplacer dans des voitures blindées. Que les gens qui ne se connaissaient pas pouvaient discuter dans la rue et que l'on pouvait sortir sans avoir peur de ne plus renter à la maison. En devenant Pèlerin de la vie, nous ne nous enformons pas dans un carcan mystique ou utopique. Nous décidons simplement de réfléchir sur le véritable sens de notre passage sur terre et sur ses conséquences. Ne rien faire parce que nous pensons ne pas pouvoir changer les choses est une erreur. Ne rien faire c'est déjà faire quelque chose. Accepter et cautionner ce qui est en train de ce passer. Prenons conscience que la plus infime de nos actions et de nos attitudes a déjà un effet. Prenons conscience que notre façon de vivre notre quotidien, influe sur le devenir. Prenons conscience que le sourire que nous donnons à notre voisin va peut-être provoquer un sourire chez la personne qu'il va à son tour croiser. Prenons conscience que le regard donne la vie. Il suffit pour s'en convaincre de rechercher dans sa mémoire un souvenir d'enfance imprimé encore aujourd'hui et qui nous a influencé pendant des années, alors que la personne qui en est à l'origine, n'aurait pas imaginé une seule seconde qu'il aurait pu nous marquer à ce point. Nous avons tous une responsabilité directe sur le devenir de l'humanité. Nos mots et nos actes aussi insignifiants et anodins puissent-ils paraître ont un effet direct sur notre entourage et notre environnement. Par conséquent, à partir de ce moment, ils conditionneront forcément la réaction, l'attitude, voir peut-être la vie de quelqu'un et ainsi de suite. Nous ne pouvons décemment plus nous cacher derrière des prétextes qui renvoient la faute à notre passé, aux politiques, où tout simplement aux autres où à la société. Nous pouvons, chacun à notre niveau influer sur l ‘évolution des choses. Il suffit pour cela de réfléchir un minimum au sens de notre passage sur terre. Au fait que cette terre n'existe qu'à travers nos propres yeux et que ce qui permettra aux générations suivantes d'y vivre dignement dans le futur, dépend de notre attitude d'aujourd'hui. Etre Pèlerin de la vie signifie d'abord que cette vie représente quelque chose d'important pour soit mais aussi pour les autres. Les préceptes du Pèlerin de la vie tendent à conduire à l'harmonie avec soi-même, puis avec les autres. Trouver la façon de vivre sa vie de façon heureuse par delà les valeurs matérielles pour prendre conscience de la valeur humaine. Réussir, quelle que soit sa situation à vivre ses propres moment de bonheur pour les transmettre aux autres. N'avons nous pas déjà été frappés par le fait que certains qui possédaient moins que nous, pouvaient être heureux et transmettre ne serait-ce qu'un instant, ce bonheur ? Ne nous nous sommes pas déjà indignés face à des gens qui avaient gagné de l'argent en le prenant à d'autres qui en avaient besoin pour survivre ? Lorsque notre heure viendra et que nous devrons quitter ce monde, peu importe l'endroit où nous irons. Seul comptera à ce moment là le face à face avec nous même. Si la chance nous est donnée de pouvoir prendre conscience de l'intégralité de notre existence, nous n'en auront pas une nouvelle pour la recommencer.
To be continued
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